Une traduction fidèle aux mots peut trahir la marque
Le cas de ce guide : Dispoguard, une marque B2B industrielle dont la voix tient en une règle, la preuve avant la promesse. Essais en environnement réel, documentation prête pour audit, traçabilité par lot, un interlocuteur unique. Le site passe en italien, et traduire les phrases ne suffit pas : il faut transposer la voix. L'italien B2B pose d'ailleurs une question que le français ne pose même pas : vouvoyer chaque lecteur (Lei) ou parler à l'équipe (voi).
La bonne question n'est pas « comment dit-on cela en italien ? », mais « comment ma marque parle-t-elle en italien ? » La première donne une traduction. La seconde donne un ton de voix.
Demandez le ton de voix à MIKA
MIKA connaît déjà votre positionnement, vos preuves et vos règles : il ne part pas de zéro, il part de votre mémoire de marque. Chez Dispoguard, il a d'abord posé les trois questions qui conditionnent tout, le canal, le lectorat prioritaire et le niveau de formalité, puis il a retrouvé le cadrage validé dans une conversation précédente, sans qu'il faille tout réexpliquer.
Je prépare la traduction de mon site en [langue] pour [marché visé]. Préparez le ton de voix de ma marque dans cette langue : registre à utiliser, principes de ton, style rédactionnel, lexique imposé, formulations interdites, formules signature, CTA types et contrôle qualité avant publication. Posez-moi d'abord les questions qui manquent : canal, lectorat prioritaire, niveau de formalité.
Répondez à ses questions plutôt que « peu importe » : dix secondes de réponse nette valent trois versions corrigées. C'est le premier réflexe de L'art du bon brief.
Ce que contient un ton de voix utilisable
Pas une page d'intentions : huit rubriques concrètes, directement applicables par la personne, ou l'outil, qui traduit.
Qui vouvoyer, quand parler à l'équipe, et la règle qui interdit de mélanger les deux.
Trois principes maximum, chacun avec un exemple à privilégier et un à éviter.
Phrases courtes, voix active, une idée par phrase, titres orientés résultat.
Les termes métier traduits une fois pour toutes, avec leurs notes d'usage.
Les superlatifs et promesses absolues qui contredisent la marque.
Les phrases prêtes pour les heros, les encarts et les pages solutions.
Les appels à l'action déjà écrits dans le bon registre.
Les questions auxquelles chaque page doit répondre avant publication.
L'italien de Dispoguard, en extraits
Le registre d'abord : Lei (vouvoiement) sur toutes les pages principales, voi (collectif) réservé aux checklists, protocoles et modules d'équipe. Et une règle impérative : jamais les deux dans un même paragraphe.
- « Offriamo soluzioni innovative per ottimizzare ogni processo. »
- « Con Dispoguard non avrete mai più problemi di conformità. »
- « Il partner ideale per la vostra azienda. »
- « Prima della standardizzazione, verifichiamo l'uso reale in reparto. »
- « Documentazione organizzata per facilitare la preparazione dell'audit. »
- « Un referente unico, dalla prova all'assistenza post-vendita. »
Le lexique fige les termes métier une fois pour toutes :
Et le contrôle qualité tient en trois questions, posées à chaque page avant publication : cosa cambia in reparto ? Qual è la prova o il livrable ? Qual è il prossimo passo ? Une section qui ne répond à aucune des trois se réécrit.
De MIKA à Claude Code ou Wix
MIKA termine par une instruction prête à coller dans l'outil qui traduira. Vous ne demandez plus « traduisez ce site » : vous transmettez des règles vérifiables. Cette instruction tient en six familles de règles :
- La tonalité de la marque : ses principes, son niveau de promesse, ce qu'elle refuse de dire.
- La règle de registre : qui vouvoyer, quand parler à l'équipe, et l'interdiction de mélanger.
- Le style : la longueur des phrases, la voix active, ce que deviennent les titres.
- Le lexique obligatoire : les termes métier figés, à reprendre tels quels.
- Ce qui se conserve : les chiffres, délais et engagements, seulement s'ils sont confirmés dans le contenu source.
- Le contrôle qualité : les questions posées à chaque page avant publication.
Huit à douze lignes en tout : assez précises pour être vérifiables, assez courtes pour être relues.
Nous ne publions pas l'instruction Dispoguard elle-même : c'est le livrable propre à chaque marque. La vôtre sortira de votre projet BAM, construite sur votre mémoire de marque, pas sur celle d'un autre.
BAM garde la voix de la marque. MIKA la traduit en règles vérifiables. Claude Code ou Wix appliquent, vous validez.
Le même passage de relais que pour votre première page Wix ou une direction web.
